ILYA KOVALCHUK REDONNE UNE LUEUR D’ESPOIR AUX PARTISANS DU CH

L’ailier russe répond aux attentes.

Depuis son arrivée à Montréal, Ilya Kovalchuk a démontré que malgré ses 36 ans il avait encore du très bon hockey à donner. Installé dans le bon siège dans l’alignement de Claude Julien l’ancien premier choix des Trashers d’Atlanta est l’un des principaux artisans des bons résultats du CH ces dernières semaines.

cut1(source : http://www.nhl.com / Ilya Kovalchuk se plait à Montréal)

En effet, depuis que le russe a déposé ses bagages à Montréal, le tricolore a trouvé un second souffle et les séries de défaites se sont arrêtées. Dès l’annonce de son arrivée, plusieurs chroniqueurs ou amateurs étaient septiques quant à l’apport que pouvait avoir ce dernier dans le jeu et la chambre du CH. Kovalchuk n’aura pas mis longtemps à faire taire ses détracteurs. Il a pour l’instant récolté 12 points en 15 matchs depuis qu’il porte le chandail de la Sainte-Flanelle. Décisif à trois reprises dans la victoire, le nouveau tsar du tricolore apporte bien plus à l’organisation que ce que l’on imagine.

Un mauvais « fit » avec les Kings de Los Angeles.

En janvier 2013, une bombe retentissait du côté du New Jersey alors qu’Ilya Kovalchuk annonçait sa retraite de la LNH et rentrait au pays pour rejoindre les rangs du SKA Saint-Pétersbourg en KHL. Après cinq saisons passées au pays et deux coupes Gagarine, le numéro 17 décidait de reprendre du service outre Atlantique avec comme objectif de remporter le dernier titre manquant à son curriculum vitae, la fameuse coupe Stanley.

44697981-2e82-11ea-82bb-0eda3a42da3c(source : http://www.nhl.com / expérience décevante sous le chandail des Kings)

En s’accordant sur un contrat de trois saisons d’une valeur de près de 19 millions de dollars avec les Kings de Los Angeles, le russe ne s’attendait sûrement pas à connaître autant de difficultés pour son retour dans le circuit Bettman. Il est vrai que la situation des Kings ces deux dernières saisons n’a de toute manière pas aidé le russe à sa mettre en valeur. Avec la valeur de son contrat, les attentes étaient très élevées, mais la nouvelle coqueluche du Centre Bell n’entrait vraisemblablement pas dans les bons papiers de ses entraîneurs. Jamais placé dans la bonne chaise, l’organisation des Kings a décidé de racheter son contrat à la fin décembre. Ayant empoché son boni de 2,65 millions, le russe aurait pu définitivement tourner la page de la LNH et retourner au pays.

Snobé par les organisations durant plus d’un mois, le russe s’entendait finalement avec les Canadiens de Montréal sur un contrat de 700’000 dollars à deux volets. Un risque payant de la part de Marc Bergevin.

Une attraction pour les partisans.

Lors de son point de presse du 4 janvier dernier, Marc Bergevin avait été on ne peut plus claire en affirmant aux médias, que Kovalchuk obtenait une dernière chance de se faire valoir dans le meilleur championnat du monde.

image9SIM4OW0(source : http://www.nhl.com / le russe fait lever la foule du Centre Bell)

Après un temps d’adaptation compréhensible, le russe s’est parfaitement acclimaté à sa nouvelle équipe et fait désormais partie des leaders de l’équipe. Ses gestes envers ses coéquipiers, ses paroles avec les médias et sûrement d’autres choses que l’on ne sait pas ont été, je pense une nouvelle source de motivation pour de nombreux joueurs de l’organisation. Ilya Kovalchuk apporte en plus de cela un spectacle aux partisans qui pour la plupart désirent le voir rester du côté de Montréal. Le russe se retrouve actuellement dans la bonne chaise et on ne peut que féliciter Claude Julien qui a su tirer le meilleur de son nouveau joueur. Sous le chandail du tricolore, Ilya Kovalchuk a retrouvé des couleurs et comme l’a récemment annoncé, il se plait à merveille dans l’organisation du CH.

La course aux séries relancée.

Avec son but en prolongation face aux Leafs de Toronto, Ilya Kovalchuk a redonné une petite lueur d’espoirs pour une participation aux séries éliminatoires. Malgré que la situation soit bien complexe et que les hommes de Claude Julien n’ont pas forcément leur destin entre les mains, on remarque tout de même que l’équipe est actuellement en mission.

Malgré les blessures, l’épidémie de grippe et la fatigue qui s’accumule, les joueurs ne semblent pas avoir abandonné l’espoir d’une participation en séries éliminatoires. Même si peu d’amateurs croient à pareil revirement, il faudra tout de même faire le point à la fin des sept prochaines rencontres nous séparant de la fameuse date limite des transactions. C’est à ce moment-là que l’on saura quelle route prendra l’organisation pour son futur et que l’on saura quel sort sera réservé à Ilya Kovalchuk. Prolongation de contrat ou échange ? La question à tout de même de quoi faire réfléchir.

Une chose est sûre, Marc Bergevin aurait dû agir plus vite.

Ces derniers mois, les critiques ont fusées du côté du Centre Bell. Le travail de Marc Bergevin et de Claude Julien a été remis en question et suite aux deux séries de huit défaites les partisans devenaient de plus en plus impatients.

Personnellement, je ne remettrai pas en question le travail accompli par le directeur général et l’entraîneur en chef de l’organisation. Je me dois, comme fervent partisan du tricolore, de rester objectif sur le plan de l’organisation. Cependant je ne comprends toujours pas pourquoi Marc Bergevin a mis autant de temps avant de réagir.

generic_1523313688810473_ori(source : http://www.nhl.com / Quelles décisions seront prises par Marc Bergevin?)

Tout d’abord, la blessure pour une longue durée de Jonathan Drouin aurait dû être un signal d’alarme pour le DG de l’organisation. Ce dernier connaissait un bon début de saison et il était flagrant que son absence allait faire mal à l’organisation sur le long terme. Le manque de profondeur a également un facteur révélateur dans les mauvaises périodes de l’équipe. Et que dire de la situation concernant le poste de « back-up » de Carey Price. Keith Kinkaid et Charlie Lindgren ne rentrent tout simplement pas dans le moule et Cayden Primeau, malgré deux bons matchs, n’a tout simplement pas encore les épaules assez larges pour prendre ce rôle à plein temps. Je suis donc déçu que le directeur général soit resté aussi passif, car certains gestes auraient pu donner une autre direction à cette saison.

Un exemple pour les jeunes joueurs.

Avec quelques matchs à jouer avant la date limite des transactions, le nom d’Ilya Kovalchuk commence à alimenter la machine à rumeurs. Il est clair que si le CH se retrouve hors du cadre des séries éliminatoires à l’aube de la fameuse échéance, des décisions concernant le russe devront être prises.

Comme joueur autonome sans restriction à la fin de cette saison et avec un faible impact sur la masse salarial d’une valeur de 700’000 dollars, l’ailier pourrait être une acquisition attractive pour une équipe favorite dans la course aux grands honneurs. Dernièrement on a entendu parler d’un choix de troisième ou de deuxième ronde au repêchage. Cependant, la majorité des amateurs seraient favorables à une prolongation de contrat tellement le russe a bien paru pour l’instant sous le chandail du tricolore.

Décision difficile à prendre de toute évidence. Mais personnellement je reste persuadé que la présence d’un vétéran tel qu’Ilya Kovalchuk reste un atout particulier pour la relève de l’organisation. Il suffit de regarder dans le passé et de voir au combien la présence de Jaromir Jagr au sein de l’organisation des Panthers avait fait du bien au développement de joueurs tel que Jonathan Huberdeau, Jonathan Marchessault ou Alexander Barkov. Pourrait-il en être de même avec Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Ryan Poehling et Alexander Romanov. L’avenir nous le dira !

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