CH : LA COURSE AUX SERIES RESTE D’ACTUALITE

Participation aux séries pas impossible.

La situation actuelle des Canadiens de Montréal n’est pas celle espérée en début de saison en ce qui concerne la position actuelle au classement général. Avec une récolte de 43 points en autant de matchs, la franchise canadienne est pour l’instant hors du portrait des séries éliminatoires.

Cependant, on ne peut pas dire que les hommes de Claude Julien connaissent une mauvaise saison 2019-2020. Avec la perte sur blessures de plusieurs joueurs clés comme Jonathan Drouin, Brendan Gallagher ou Joel Armia, l’entraîneur a dû remanier son alignement afin de trouver des solutions. Certains me diront qu’il ne faut se chercher d’excuses, mais il est clair qu’avec le manque flagrant de profondeur du CH, ses absences à long terme ont eu leur lot de conséquences dans les derniers résultats de l’organisation.

1421050-nouveau-joueur-canadien-jonathan-drouin (source : http://www.nhl.com / J. Drouin connaissait tout un début de saison avant sa blessure)

Avec 39 matchs à jouer dans la saison régulière, la direction du club n’a toujours pas jeté l’éponge. Les arrivées du défenseur Marco Scandella et de l’attaquant Ilya Kovalchuk en sont les preuves. Marc Bergevin a finalement réagi et est allé chercher deux pions supplémentaires par le biais du marché des joueurs autonomes et des transactions pour pallier aux nombreuses absences. Tardivement, je vous l’accorde. Avec une série de 6 défaites depuis la fin des festivités de noël, le tricolore se doit de réagir dès ce soir face aux Red Wings de Detroit.

Avec encore 78 points en banque jusqu’à la fin de la saison, il est bien trop tôt pour enterrer la saison des HABS. Le retour au jeu de certains joueurs est proche et il offrira un grand bol d’air à tout le vestiaire. Il suffit de se rappeler de la fameuse remontée au classement des Blues de St-Louis la saison dernière. Ces derniers ont tout de même par la suite connu tout un parcours en séries éliminatoires pour finalement remporter les grands honneurs.

Ultimatum à la date limite des transactions.

Nous en serons déjà plus sur la direction que prendra l’organisation le 24 février prochain à l’ouverture du marché des transactions. Avec 21 matchs à jouer jusqu’à cet ultimatum, le tricolore aura l’avantage de la glace lors de 12 de ces matchs et croisera le fer à 14 reprises face à ses adversaires de l’association de l’Est. Si les hommes de Claude Julien arrivent à obtenir au moins 30 points lors des 21 prochaines rencontres il devrait se retrouver encore en bonne position pour une participation aux séries éliminatoires.

Cependant, il est bien clair que je ne suis Nostradamus et prédire ce qu’il va se passer dans le prochain mois est impossible. Par contre lorsque je vois le jeu présenté et l’envie des joueurs sur la glace, je ne peux qu’encore croire aux chances du CH de participer au bal printanier. Il ne manque vraiment pas grand-chose pour que le CH connaisse du succès régulièrement.

Ilya Kovalchuk a encore envie d’en donner.

Afin de pallier les nombreuses absences à l’offensive, Marc Bergevin a jeté son dévolu sur le vétéran et ancienne étoile de la NHL Ilya Kovalchuk. En s’assurant les services du russe avec un contrat à deux volets jusqu’à la fin du présent exercice pour une valeur de 700’000 dollars l’organisation n’a pas pris grand risque.

Depuis son retour dans le circuit Bettman avec les Kings de Los Angeles, Kovalchuk n’a pas vraiment su répondre aux attentes et son juteux contrat a été racheté. N’ayant pas chaussé ses patins lors des 2 derniers mois, on ne savait pas à quoi s’attendre du côté du centre Bell.

cut(source : http://www.nhl.com / première réussie pour Ilya Kovalchuk)

L’ancien des Trashers et des Devils était donc bien conscient que le tricolore lui offrait une dernière chance afin de faire taire ses détracteurs. Pour sa première présence avec l’équipe, le russe a tout de même offert une bonne prestation. Hier soir, avec une présence de 19:25, une passe, 4 tirs, 6 mises en échec et un différentiel de +2, le numéro 17 a démontré qu’il avait, malgré ses 36 ans, encore du bon hockey à donner. La question est, sera-t-il capable de maintenir cette tendance lors des prochains matchs. Une chose est sûre, après une adaptation complète au système, ce dernier sera tout de même un atout majeur en supériorité numérique.

N’oublions pas également que l’apport du défenseur Marco Scandella renforce certainement le côté gauche de la défense. En effet, Brett Kulak et Mike Reilly n’ont pas su confirmer leurs bonnes prestations de la saison dernière et l’arrivée du montréalais arrive à point nommé. Une preuve supplémentaire que l’organisation ne jette pas l’éponge.

Des retours au jeu sous peu.

Lors des derniers entraînements, on a pu apercevoir Brendan Gallagher et Paul Byron patiner sur la patinoire de Brossard. Les deux attaquants seront évalués au jour le jour, mais il y a des signes encourageants pour un éventuel retour au jeu ces prochains jours.

img_2440(source : http://www.nhl.com / Brendan Gallagher une autre absence de marque)

Par contre, en ce qui concerne Jonathan Drouin et Joel Armia, l’entraîneur Claude Julien a déclaré qu’ils ne réintègreront pas l’effectif avant la pause du match des étoiles. Avec un alignement en santé, la formation du tricolore sera à nouveau une formation difficile à manœuvrer et avec ses meilleurs éléments offensifs en place une équipe à nouveau capable de produire offensivement de manière constante.

La course pour Alexis Lafrenière.

Ces derniers jours, les résultats en dents de scie et la position actuelle au classement général des Canadiens ont beaucoup fait jaser dans les médias et les réseaux sociaux. Le nom de l’attaquant québécois Alexis Lafrenière se retrouve au centre de toutes les attentions et bien sûr les partisans du CH sont tombés en amour avec cette future star du circuit Bettman. Suite à ses performances aux derniers championnats du monde des moins de 20 ans, le natif de Saint-Eustache sera bien le prochain québécois après Marc-André Fleury à être repêché en première position au prochain repêchage.

cut2(source : http://www.nhl.com / Alexis Lafrenière sous le chandail du tricolore, une utopie)

Je dirai aux personnes qui pensent que le tricolore finira dans les bas-fonds du classement général en fin de saison se trompent. Malgré deux périodes difficiles de défaites, les hommes de Claude Julien n’ont jamais abandonné et avec le caractère actuel au sein de l’équipe, je vois mal le scénario de la saison 2017-2018 se reproduire. Vous pouvez me parler de loterie bien sûr, mais personnellement je ne miserai pas sur le hasard. Dans le cas où cela se produirait, j’en serais le premier ravi. Mais s’il vous plait arrêtons un peu de se réjouir après chaque défaite tout en rêvant de pouvoir repêcher en première position au centre Bell le 26 juin prochain.

A moins d’une transaction majeure, je ne vois pas comment le tricolore peut entrer dans la course pour Alexis Lafrenière…

Il y a tout de même du positif.

Malgré la situation actuelle, la relève de l’équipe fait bonne figure. Les espoirs Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Ryan Poehling et Cale Fleury s’en tirent avec de bonnes performances avec le grand club et s’est de bonne augure pour l’avenir de l’organisation. Du côté de Laval, Cayden Primeau, Josh Brook et Jake Evans connaissent du succès et continuent leur apprentissage sous les ordres de Joël Bouchard dans la ligue américaine.
Lors des deux derniers repêchages, l’organisation a eu fin nez en portant son dévolu sur Alexander Romanov, Jesse Ylönen, Mattias Norlinder et Cole Caufield. Ces derniers feront sans aucun doute partie des plans sur le court terme. Le défenseur russe a d’ailleurs établi un nouveau record au championnat du monde des moins de 20 ans. Finalement le plan établi par Marc Bergevin est respecté, pour l’instant, à la lettre.

cut3(source : http://www.nhl.com / Nick Suzuki fait gentiment son nid)

Même si une non-participation aux séries éliminatoires serait considéré comme un échec, le travail de Marc Bergevin n’est pas à remettre en question. D’ailleurs, selon moi, les critiques envers le directeur général sont parfois infondées. Mise à part le fait d’avoir octroyé un contrat douteux au défenseur Karl Alzner, je ne vois pas ce que l’on peut lui reprocher. Il est clair que les partisans ont beaucoup d’attentes, mais il n’est pas facile de faire venir une superbe vedette du côté de Montréal. Plusieurs facteurs peuvent entrer en compte : le taux d’imposition, la pression des médias et des fans et bien sûr les chances de l’équipe de gagner la coupe Stanley.

Pour conclure, j’aimerai tout d’abord encore une fois affirmer qu’une participation aux séries éliminatoires n’est pas obsolète, mais bien réelle. Ensuite, n’oublions pas que l’organisation dispose d’une des meilleures banques d’espoirs au sein de la ligue nationale de hockey et le mot « patience » reste toujours d’actualité.

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