COUPS VICIEUX : LE MOMENT EST VENU DE TIRER LA SONNETTE D’ALARME

Un historique peu ragoûtant !

Lors des deux dernières rondes de National League, le juge unique a dû subir à plusieurs reprises suite à des coups vicieux qui n’ont tout simplement pas leur place dans le monde du hockey sur glace. Les sanctions prises à l’encontre des fautifs font le « buzz » que cela soit dans les réseaux sociaux ou différents médias. Les charges de Marc Wieser, Raphael Diaz ou Tristan Scherwey sont malheureusement devenues choses habituelles dans les patinoires suisses depuis le début de la saison régulière. L’historique est bien trop long et il est effectivement temps de tirer la sonnette d’alarme et de prendre les mesures adéquates pour la sécurité et la santé des joueurs. Voici un petit aperçu de ce début de saison 2018-2019 :

En comparaison, depuis le début de la saison régulière dans la ligue nationale de hockey, la commission de discipline dirigée par l’ancien dur à cuire Georges Parros a infligé 25 matchs de suspensions au total en faisant abstraction des 20 matchs de Tom Wilson, de la suspension de Nate Schmidt pour dopage (20 matchs) et de celle de Austin Watson pour mauvais comportement hors glace (24 matchs). En ce qui concerne les amendes, les chiffres avoisinent le million de dollars.

Vous pouvez voir la charge du récidiviste Tom Wilson dans la NHL / 20 matchs et plus de 1mio d’amende avec le lien ci-dessous :

https://youtu.be/qGUJ9dtEf1I

Je vous rappelle que le championnat de LNH comporte 31 équipes et qu’actuellement le nombre de matchs est de près de 45 dans le calendrier de la saison régulière. Une comparaison qui a tendance à faire réfléchir!

Incompréhension dans certaines décisions du juge unique.

En se basant sur les récentes sanctions infligées dans notre championnat, il règne parfois une certaine incompréhension. Les amateurs de la rondelle et certains chroniqueurs demandent plus de dureté dans les sanctions que cela soit au niveau sportif et au niveau financier.

(source : www.planetehockey.ch)

Personnellement, je trouve que la ligue suisse de hockey sur glace devrait revoir son barème à la hausse puisque certains joueurs considérés comme récidivistes ont fait encore parler d’eux ces dernières saison. Je ne tiens pas à pointer du doigt un joueur en particulier, mais en prenant les exemples de joueurs tel que Gregory Sciaroni, Tristan Scherwey ou Marc Wieser, je pense que le temps est venu de leur faire passer un véritable message. Outre Atlantique, ce type de comportement se paye très cher. La ligue nationale de hockey a, ces dernières années, sanctionné de manière drastique les mauvais coups et a, actuellement, comme priorité la sécurité et la santé de ses joueurs.

Il est temps pour la ligue suisse de hockey de prendre également des mesures afin de diminuer les mauvais coups et les graves blessures qui en découlent. Cela commence par l’éducation et la prévention. En fixant les suspensions sur la base de l’infraction, de la récidive et surtout sur le genre de blessures engendrées, les sanctions seraient déjà bien plus sévères. En ce qui concerne les amendes, la ligue suisse de hockey devrait élaborer un barème selon les revenus des joueurs, car cela en ferait réfléchir plus d’un. On le sait tous, toucher de manière drastique au portemonnaie des joueurs aura tendance à faire passer un message clair et concis. Je vous rappelle que les salaires en National League peuvent varier entre CHF 150’000.- et près d’un million de francs et c’est pour cela qu’il serait temps de mettre en place un barème adéquat concernant les différentes infractions.

Je pense que vous serez d’accord avec moi, mais quand je vois qu’on inflige CHF 2’000.- d’amende pour simulation à Denis Hollenstein et que Raphael Diaz écope uniquement du double pour une charge contre la tête qui remet en question la saison de Torrey Mitchell, je reste persuadé qu’il est temps de se mettre à la page car la santé physique des joueurs doit passer avant tout.

La santé des joueurs avant tout !

En 2019 il devient inacceptable que des joueurs professionnels doivent mettre un terme à leur carrière professionnel suite à des coups vicieux. En effet, Il est bien loin le temps des années 90 où les joueurs n’étaient pas suivis de manière professionnelle et où les blessures à la tête faisaient tout simplement partie de ce sport. Aujourd’hui chaque joueur connait les conséquences que peuvent engendrer les commotions cérébrales sur l’être humain et surtout dans un sport de contact tel que le hockey sur glace. La ligue suisse de hockey sur glace doit continuer son travail pour limiter les blessures et assurer la sécurité des joueurs, mais cela passe forcément par une remise en question en ce qui concerne les sanctions actuelles. Comme je le mentionnai plus haut les mauvais gestes n’ont pas leur place sur la glace et plus les sanctions seront dures, plus les joueurs respecteront leur adversaire sur la glace. Le hockey sur glace est un sport robuste et il doit le rester, mais cela tout respectant les règles et en ne dépassant pas les limites.

(source:www.sihf.ch/Ryan Gardner juge unique de la ligue)

Il ne reste maintenant plus qu’à savoir ce qu’en pense les dirigeants des clubs suisses et les têtes pensantes du hockey sur glace suisse. On verra bien ce qui découlera de la prochaine entrevue entre les présidents des clubs et la ligue suisse de hockey sur glace. Y’aura-t’il remise en question ou le statu quo sera de rigueur ? L’avenir nous le dira !

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