EN VRAC : NHL LES TOPS ET LES FLOPS

Les flops !

Rien ne va plus à Vegas.

La saison dernière les Vegas Golden Knights ont connu toute une saison régulière et tout un parcours en séries éliminatoires. Véritable surprise dans la ligue nationale de hockey, les hommes de Gerard Gallant se sont rendus en finale de la coupe Stanley à leur première année au sein du circuit Bettman. Tout simplement historique !

Après avoir surpris plus d’une équipe lors de l’exercice 2017-2018, la franchise du Nevada connait tout un autre début de calendrier. En effet, après 13 parties jouées les Golden Knights se retrouvent dans le bas fond du classement général au 27ème rang. Le directeur général George McPhee, pourtant actif sur le marché des joueurs autonomes et des transactions se devra d’agir si les résultats ne suivent pas. Pour l’instant, les acquisitions de Paul Stastny et Max Pacioretty ne portent pas leurs fruits et n’ont pas compensé les départs de James Neal et David Perron. En effet, les deux américains ont connu un début de saison timide et la chimie tant attendu entre les deux joueurs ne s’est pour l’instant pas installé. De plus la suspension de Nate Schmidt et les dernières blessures des deux américains n’ont pas aidé la cause du dernier finaliste de la coupe Stanley.

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Ce difficile début de saison peut s’expliquer par certaines blessures, mais une chose est sûre, certains joueurs ne connaissent pas le même rendement en comparaison avec la saison dernière et les Golden Knights sont maintenant pris au sérieux par les autres franchises de la ligue nationale de hockey.

John Stevens sera-t-il le premier entraîneur remercié ?

Depuis sa dernière conquête de la coupe Stanley en 2013-2014, les Los Angeles Kings connaissent des difficultés à tirer leur épingle du jeu dans l’Association de l’ouest. Malgré la présence de joueurs tel que Jonathan Quick, Drew Doughty et Anze Kopitar dans leur effectif ont peu dire que la franchise de LA a perdu de sa superbe et à un mal fou à retrouver son rythme d’en-temps.

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Il faut dire que l’effectif de l’organisation devient de plus en plus vieillissant et que le nouveau style rapide de la ligue nationale de hockey ne convient pas pour l’instant au jeu présenté par l’entraîneur John Stevens. L’acquisition du sniper Ilya Kovalchuk n’est actuellement pas la meilleure opération du DG Rob Blake, même si le russe trône au sommet des statistiques pour les points acquis chez les Kings.

La blessure du cerbère Jonathan Quick n’aidant sûrement pas, la franchise du président Luc Robitaille se retrouve déjà au milieu des rumeurs de transactions. Une chose est sûre, il risque bien d’avoir du mouvement prochainement chez les Kings. Transactions ou changement d’entraîneur ? L’avenir nous le dira !

Les Panthers s’en mordent encore les doigts !

Lors de la saison 2016-2017, le directeur général Tom Rowe remerciait de manière peu commune son entraîneur Gerard Gallant suite à une défaite face aux Carolina Hurricanes. L’entraîneur se voyait montrer la porte de sortie à la fin de ce match et devait quitter l’aréna de la Caroline en taxi. Selon plusieurs experts le pire congédiement dans l’histoire de la ligue nationale de hockey. L’action du directeur général n’a pas porté ses fruits et depuis ce fâcheux épisode les Florida Panthers ne connaissent plus le succès qu’ils avaient connu par le passé.

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Le nouveau directeur gérant Dale Tallon a pourtant effectué quelques changements au sein de son organisation, mais les résultats se font encore attendre. Une chose est sûre l’épisode Gerard Gallant hante encore le vestiaire des Panthers et le nouvel entraîneur Bob Boughner aura du pain sur le planche pour remettre ses joueurs sur les bons rails. Avec la blessure de Roberto Luongo, James Reimer devra élever son jeu d’un cran s’il entend aider la franchise à relever la tête. De plus, une des grandes raisons des mauvais résultats est le comportement actuel de la défensive qui peine à appuyer l’attaque des hommes de Bob Boughner.

Plusieurs franchises en mode reconstruction.

Les années passent et ne se ressemblent pas forcément pour plusieurs franchises du circuit Bettman et la situation actuelle des New-York Rangers et des Detroit Red Wings en est la preuve. En effet, après avoir connu plusieurs succès pendant un certain nombre d’années, ces deux franchises se retrouvent actuellement en pleine reconstruction.

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Les Rangers ont d’ailleurs dévoilé leur plan à leurs partisans et on ne s’attend pas à de grands miracles du côté de la cité du Big Apple. Les années passées pour la conquête de la coupe Stanley ont apparemment pesé très lourd dans la balance. Des joueurs tels que Martin St-Louis, Rick Nash ont rangé leurs patins, le roi Henrik Lundqvist, du haut de ses 36 ans n’est plus autant décisif pour l’organisation et les choix de repêchage sacrifiés lors des derniers exercices ont eu leur lot de conséquences dans l’avenir de la relève de l’organisation. On s’attend donc à une saison difficile du côté du Maddison Square Garden et il est fort probable que plusieurs joueurs de l’organisation quittent le club en cours de saison par le biais de transactions. Une longue reconstruction est donc en vue.

259184ff-ff69-4728-bee7-7e0808207c92-henrik_zetterberg(source : www.nhl.com)

Du côté de Detroit, l’annonce du départ pour la KHL de la légende Pavel Datsyuk à la fin de la saison 2015-2016 rimait d’ores et déjà avec fin de règne pour les Red Wings. Cette saison, lors de l’ouverture du camp d’entraînement Henrik Zetterberg annonçait sa retraite suite à des douleurs chroniques au dos. Avec une défensive vieillissante et le plus souvent hors de combat, le directeur général Ken Holland et l’entraîneur Jeff Blashill n’ont d’autres solutions que de faire confiance à leur relève. La saison s’annonce longue et plein de rebondissements du côté de Detroit.

Continuelle reconstruction pour les Coyotes et les Canucks.

Dans ce cas ici, les années passent et se ressemblent pour ces deux franchises de la ligue nationale de hockey. Malgré plusieurs bonnes surprises et quelques changements les séries éliminatoires ne semblent pas encore d’actualité pour les deux franchises.

Cependant, en ce qui concerne les Vancouver Canucks, l’avenir semble plus rose que du côté de l’Arizona. En effet, avec de jeunes joueurs tel qu’Elias Pettersson, Bo Horvat et Brock Boeser l’organisation a du talent à revendre pour les prochaines années. Le premier nommé, s’il continue sur sa lancée pourrait devenir la véritable révélation de la saison 2018-2019 et obtenir le trophée Calder récompensant la recrue par excellence dans la ligue nationale de hockey. Concernant les Coyotes, malgré quelques bons coups du jeune DG John Chayka et un début de saison pour le moins honnête on ne voit pas la franchise californienne accéder au bal printanier.

Eugene Melnyk est-il en train de détruire la franchise des Sénateurs d’Ottawa ?

Saison 2016-2017, la franchise des Sénateurs d’Ottawa nomme Guy Boucher au poste d’entraîneur. Les Sénateurs connaissent toute une saison régulière et parviennent à se hisser en finale de conférence face au futur vainqueur de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh de Sidney Crosby. Etonnamment, suite à ses succès, l’organisation pique du nez et connait une saison de misère lors du dernier exercice. Il n’en fallait pas plus pour que des changements radicaux surviennent au sein de l’organisation. Plusieurs joueurs quittent pour rejoindre d’autres organisations et finalement l’épisode Erik Karlsson débouche sur une transaction envoyant le défenseur étoile des Sens du côté de San José.

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Pour le moment, la bande à Guy Boucher a créé une petite surprise en début de saison et plusieurs jeunes joueurs ont réussi tout un début de saison. On pense notamment aux défenseurs Thomas Chabot et Maxime Lajoie et à l’attaquant Brady Tkachuk. Une participation aux séries éliminatoires n’est pas impossible, mais une chose est sûre le résultat en fin de saison régulière aura son lot de conséquences pour l’organisation canadienne. L’incertitude qui règne autour du propriétaire Eugene Melnyk, les situations contractuelles de Matt Duchene et de Mark Stone seront des affaires à suivre en fin d’exercice.

Les grosses écuries ne se feront pas de cadeaux !

Comme à chaque début de saison régulière, plusieurs franchises se retrouvent dans le fauteuil de favori pour l’obtention du trophée tant convoité. Encore une fois, Tampa, Nashville, Pittsburgh, Winnipeg et Washington se retrouvent dans cette situation, mais des franchises comme les Toronto Maple Leafs et les Calgary Flames se sont renforcées afin de semer le trouble dans cette logique.

Une chose est sûre Alex Ovechkin et compagnie auront beaucoup de travail afin de défendre leur titre et tenter de rééditer l’exploit des Penguins de Pittsburgh lors de la saison 2016-2017.

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Donné parmi les grands favoris à la coupe Stanley suite à la signature de John Tavares durant la pause hestivale, les Toronto Maple Leafs semblent avoir perdu de leur superbe suite à la blessure d’Auston Matthews. Annoncé hors combat pour les prochaines quatre semaines, John Tavares aura la lourde tâche de mener l’attaque des Leafs. Même si la machine offensive de la franchise n’a rien à envier aux meilleures équipes de la ligue, la défensive reste un problème à régler du côté de Toronto. La saga William Nylander aurait pu être une solution pour renforcer ce secteur du jeu, mais la blessure du meilleur pointeur de l’équipe aura peut-être également son lot de conséquences sur le dénouement des négociations contractuels impliquant le premier nommé. Qu’on se le dise, on ne voit pas William Nylander évolué du côté de la KHL pour les prochaines saisons !

Les seconds couteaux sont bien présents.

Que cela soit les Bruins de Boston, les Sharks de San José ou le Wild du Minnesota les équipes censées avoir les armes pour brasser les cartes dans la hiérarchie de la ligue sont bien présentes en ce début de saison. Cela rend bien sûr le show encore plus intéressant et attrayant.

Cependant, certaines franchises risquent bien de ne pas connaître le même succès si elles ne se remettent pas de suite en question. On pense notamment aux Edmonton Oilers, aux Dallas Stars et aux Anaheim Ducks. La saison n’en est qu’à ses débuts, mais une mauvaise période pourrait déjà avoir son lot de conséquences pour la suite du calendrier. On pense notamment à la situation du côté d’Edmonton où seul le premier trio est capable de faire la différence. C’est bien beau de disposer du meilleur joueur au monde, mais si Peter Chiarelli n’est pas capable d’entourer Connor McDavid et de trouver des solutions avec les cartes qu’il a en main il risque de se retrouver sur un siège éjéctable !

Il sera également intéressant de suivre l’évolution de la saison des Carolina Hurricanes et des Chicago Blackhawks qui semblent s’être remis sur le droit chemin.

Les tops !

Et oui messieurs dames, il y a bien des tops en ce début de saison. J’aurai pu vous parler des prestations de l’Avalanche du Colorado emmené par un trio de folie avec Nathan McKinnon, Gabriel Landeskog et Mikko Rantanen, du classement actuel des Vancouver Canucks avec leur révélation Elias Pettersson ou du début de saison convaincant des Calgary Flames. Mais non, c’est sans surprise que je vous parlerai du début de saison des Canadiens de Montréal, qui à mon goût et non pas parce que je suis un fervent partisan du tricolore, crée la grande surprise de ce début de saison !

Un air de renouveau au Centre Bell !

Je me rappelle la fin de saison dernière et la fameuse conférence de presse de Marc Bergevin et Geoff Molson. Le premier nommé nous parlait d’attitude et le propriétaire tentait d’ores et déjà de vendre les billets de la présente saison avec des promesses. L’attitude, ce fameux mot qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias et qui a fait passer Marc Bergevin comme fautif chez les partisans.

Qu’on se le dise, la mauvaise saison du CH à apporter un vent de renouveau au Centre Bell. L’organisation repêchait Jesperi Kotkaniemi en première ronde et plusieurs autres bons joueurs lors de cet encens. Le capitaine Max Pacioretty était finalement échangé aux Golden Knights et Alex Galchenyuk quittait pour l’Arizona. En plus de tout cela, le DG des HABS effectuait plusieurs changements pour le moins radicaux dans le personnel l’entourant et dans son staff d’entraîneur. Non, Marc Bergevin ne veut pas parler de reconstruction, mais il est vrai que suite aux dernières saisons l’organisation avait tout de même besoin d’un grand coup de balai.

NHL: SEP 19 Preseason - Panthers at Canadiens(source : www.nhl.com)

En apportant une certaine fraîcheur avec la mise sous contrat de Luke Richardson et Dominique Ducharme afin d’appuyer Claude Julien derrière le banc et de nommer Joël Bouchard afin de prendre les rênes du club école l’organisation changeait en quelque sorte de mentalité et de discours. Un changement qui semble pour l’instant faire ses preuves.

En ce qui concerne les changements apportés à l’effectif de joueurs à la disposition de l’entraîneur il est encore trop tôt dans la saison pour tirer des conséquences, mais on ne va pas se mentir et il est indéniable que Marc Bergevin remporte la mise dans les mouvements qu’il a effectués. Tomas Tatar avec son début de saison et son jeu électrisant a pour l’instant fait oublier l’ancien capitaine de l’équipe. N’oublions pas Nick Suzuki et le choix de deuxième ronde complétant la transaction de Max Pacioretty qui sont synonymes d’avenir pour l’organisation.

Alex Galchenyuk n’a jamais réussi à trouver une certaine stabilité dans l’organisation du CH, son talent n’est pas à remettre en cause, mais Max Domi risque bien de lui voler la vedette dans cette transaction. Le fils de Tie Domi joue avec le cœur et donne son maximum à toutes ses présences sur la glace. Son début de saison est à l’image de l’équipe, plein de bonnes volonté, d’engagement et de réussite.

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Ce bon début de saison ne s’explique pas uniquement par le bon camp d’entraînement de l’équipe et le changement d’attitude au sein du groupe. Tout d’abord, les joueurs ne sont pas les seuls à s’être remis en question. On pense principalement à l’entraîneur Claude Julien qui a su trouver des solutions pour rendre son équipe plus forte et surtout se remettre en question concernant le style de jeu présenté ces dernières années. Actuellement, avec un jeu rapide qui représente l’avenir dans la ligue nationale de hockey, le tricolore a été capable d’embarrasser plus d’une équipe en ce début de saison. Les bons résultats ont également apporté des ondes positives dans la chambre et l’ambiance au sein du groupe n’a jamais été aussi appréciable à voir pour les partisans.

L’organisation ne dispose pas forcément d’un trio d’élite comme certaines franchises , mais elle dispose de quatre trios capables d’être décisifs dans les matchs. Plusieurs joueurs ont également réussi à élever leur niveau et démontrent qu’il faudra compter avec eux pour le reste de la saison. On pense notamment au défenseur Mike Reilly et bien sûr au jeune Jesperi Kotkaniemi véritable coqueluche des partisans. Ses deux premiers buts dans le circuit Bettman ont fait lever tous les partisans hier soir dans l’affrontement face aux Capitals d’Alex Ovechkin. De bonne augure pour l’avenir du finlandais au sein de l’organisation.

Je pourrai énumérer un tas d’autres choses, mais les Canadiens de Montréal font tout simplement plaisir à voir. L’ambiance est bonne, les partisans sont à leur meilleur, l’équipe tire à la même corde et chaque joueur doit batailler fort chaque jour pour assurer son poste. En plus, le retour au jeu du capitaine Shea Weber se rapproche à grands pas et fera des Canadiens de Montréal une équipe encore plus forte et plus solide. Au final, le tricolore a souffert ces dernières années et l’organisation est en train de mettre en place un plan qui risque d’être payant pour les prochaines années. Je vous le dis : « de bonne augure pour l’avenir » !

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