NAUFFRAGE COLLECTIF POUR LA NATI AUX JO DE PYEONGCHANG

La match décisif à l’image du tournoi.

À part une prestation correcte face à la faible Corée du Sud, l’équipe nationale suisse a connu un naufrage collectif lors de ce tournoi olympique. Cet après-midi face au voisin allemand, on pouvait s’attendre à ce que l’équipe du sélectionneur Patrick Fischer se présente avec le couteau entre les dents au vu de l’enjeu du match.

Malheureusement, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dès neuf de secondes dans le match Cody Almond écopait d’une pénalité de méconduite de match méritée pour une charge à la tête de l’expérimenté Christian Ehrhoff. Les allemands ne gâchaient pas l’occasion pour tromper Jonas Hiller sur un tir plutôt anodin. Malgré l’égalisation de Simon Moser en deuxième période la Nati n’a jamais su tenir la dragée haute à un adversaire tout à fait prenable.

La Suisse a été dominée dans tous les secteurs du jeu. En s’avouant vaincue dans la majorité des duels et en remportant un maigre 40 % des mises en jeu, les hommes de Patrick Fischer ont creusé leur propre tombe dans ce match décisif pour une qualification en quarts de finale. Mise à part un très bon engagement de Tristan Scherwey et Andreas Ambühl on parle bien de naufrage collectif, que cela soit de la part des joueurs, du sélectionneur et de ses assistants. Le dégagement interdit lors des prolongations est tout simplement inacceptable et est simplement à l’image de la prestation globale du groupe de Patrick Fischer.

Patrick Fischer, un constat d’échec.

Mise à part quelques individualités qui sont sorties du lot lors de ce tournoi, il semblerait que Patrick Fischer est fait un bien mauvais casting lors de sa sélection finale pour ces jeux olympiques. Patrick Geering et Andreas Ambühl ont effectué leur travail comme à leurs habitudes. Les néophytes que sont Tristan Scherwey et Pius Sutter ont joué de belle manière et se sont créés des chances lors des différents rendez-vous. Simon Moser et Thomas Rüfenacht ont joué leur rôle de manière correcte. Mais malheureusement les grands noms de cette sélection comme Vincent Praplan et Gaetan Haas; pour ne citer qu’eux; ne se sont tout simplement pas présentés lors de ces JO 2018. Inacceptable pour des joueurs professionnels.

Avec un tel manque de créativité, de combativité et autant d’erreurs (jeu de transition, avantage numérique et j’en passe) les joueurs suisses ne pouvaient pas s’attendre à rivaliser avec les grands du hockey sur glace. Cependant, les joueurs auront le temps de faire leur mea culpa ces prochains jours avant de retrouver leurs clubs respectifs afin d’attaquer les playoffs de National League.

En ce qui concerne Patrick Fischer, il a tout simplement pris les mauvaises décisions et il n’a pas su motiver ses troupes. Le manque cruel d’engagement et l’ensemble du jeu suisse montre que le coach a failli totalement à sa mission. Il n’a pas su trouvé les bonnes combinaisons et faire confiance aux bons éléments lors de situation décisive comme lors du match de cet après-midi. Comment expliquer l’absence de Romain Loeffel sur le double avantage numérique de la fin de match alors que ce dernier est une arme redoutable dans cette facette du jeu. Pourquoi ne pas avoir donné une réelle chance à Grégory Hoffmann de montrer sa valeur alors que l’attaque suisse peinait à produire offensivement tout au long du tournoi.

Patrick Fischer devra prendre ses responsabilités et donner des explications sur ses décisions. Les joueurs ont une grande part de responsabilité sur ce naufrage, mais une telle prestation dans un tournoi olympique est tout simplement inacceptable et le sélectionneur au vu de cette prestation lamentable devrait par respect quitter son poste actuel de sélectionneur.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. tagada dit :

    Merci pour cet article.
    Trop de remaniement de lignes au cours de ces JO montre que la sélection n’était pas faite au mieux ou que la préparation n’a pas été bien faite.
    Le point Loeffel (et peut-être de ne pas avoir retenu Genazzi pour faire une paire en powerplay, sans parler de la sélection de Du Bois) est très pertinent.
    Et pourquoi choisir un Herzog plutôt que Hofmann (voir Fazzini non sélectionné). Bref, qui met des goals ?

    Espérons que Fischer parte de son plein gré. Et bonne chance au Championnats du Monde en mai…

    Salutations

  2. tagada dit :

    Et désolé pour les fautes d’orthographe après relecture…

  3. Séb dit :

    Bel article.
    Quel dommage, quel gâchis… Comme quoi, être une « star » du championnat suisse peut, semble-t-il, monter à la tête ! Quel manque d’engagement, de grinta…Mais connaissant (un peu) nos chers dirigeants, ils ne vont rien remettre en question au sein du Staff. M. Fischer ne vient-il pas de prolonger son juteux contrat…Je crains le pire pour le mois de mai…
    Vivement la reprise du championnat ! Bonne journée à tous.

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