CANADIENS DE MONTRÉAL : Il manquait des ingrédients pour la bonne recette

Le fameux centre numéro un.

Durant la saison 1992-1993, les Canadiens de Montréal remportaient leur dernière coupe Stanley face aux Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky avec comme premier centre le québécois Vincent Damphousse. Le natif de Montréal est le dernier joueur à avoir atteint le cap des 40 buts avec le tricolore et il est selon plusieurs analystes le dernier centre de premier plan ayant joué pour l’organisation.

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Cela fait maintenant plusieurs années que le CH est à la recherche de la perle rare. On se rappelle Saku Koivu, Tomas Plekanec, David Desharnais et Alex Galchenyuk. Ces derniers ne se sont malheureusement jamais vraiment imposés à ce poste et le problème reste d’actualité.

Le directeur général Marc Bergevin en échangeant Mikhail Sergachev en retour de Jonathan Drouin pensait avoir trouvé la solution puisque ce dernier avait effectué ses classes juniors au poste de centre. Après 42 matchs en saison régulière c’est un échec rageant pour la franchise et ses partisans.

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 Force est de constater que mis à part par la voie d’une transaction majeure, l’avenir du CH à ce poste reste le dernier premier choix du dernier repêchage Ryan Poehling. L’américain de 19 ans connait actuellement beaucoup de succès dans les rangs mineurs et pourrait dans un avenir proche devenir le fameux pion manquant de l’équipe. Son développement au sein de  l’organisation en dépendra.

La touche de génie.

Les Canadiens de Montréal dispose en Jonathan Drouin un jeune joueur bourré de talent. Il vrai que c’est toujours un plaisir de l’admirer sur la glace tellement le « kid » joue de manière élégante. Cependant, depuis le début de la saison régulière, le québécois doit faire face à une énorme pression qui ne lui permet pas de s’exprimer à son meilleur niveau. N’oublions pas non plus Alex Galchenyuk qui est capable de créer l’étincelle, mais qui malheureusement ne se présente pas à chaque soir.

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La saison dernière, Alexander Radulov était l’homme des grands moments avec son talent, sa hargne et son caractère de vainqueur. Malheureusement, le russe fait actuellement les beaux jours du côté de Dallas et il est parti pour connaître sa meilleure saison comptable dans le circuit Bettman. Personnellement j’en veux encore à Marc Bergevin qui, selon moi, aurait dû prolonger son attaquant avant la fin de la dernière saison. Je ne comprends tout simplement pas que l’organisation se retrouve actuellement avec près de sept millions de dollars en dessous du cap salarial et n’ait pas prolongé l’ailier russe. La chimie avec Max Pacioretty était flagrante et Radulov avait cette capacité à rendre meilleur ses coéquipiers.

Il était bien clair qu’Alexander Radulov était en droit de demander un juteux contrat sur plusieurs années après sa très bonne saison avec le Canadien de Montréal. L’organisation aurait dû lui accorder ce qu’il demandait et au pire des cas, selon ses prestations sportives, Marc Bergevin aurait pu l’échanger ou racheter son contrat comme il l’avait fait avec Scott Gomez ou P-A Parenteau. Il est clair que l’organisation de la Sainte-Flanelle n’a jamais comblé ce départ et que la position actuelle de l’équipe au classement général le démontre parfaitement.

Le général.

Andrei Markov faisait partie des meubles du Centre Bell et sa vision du jeu était indispensable au sein de l’équipe. Avec l’âge, le défenseur russe avait tendance à ralentir, mais son jeu de transition et sa présence sur l’avantage numérique faisait de lui une arme redoutable pour les adversaires du CH.

Aux dernières nouvelles, selon les dires du russe, l’organisation du Canadien lui aurait manqué de respect et c’est à cause de cela qu’il serait retourné dans son pays natal pour évoluer en KHL. Toujours difficile le business dans la ligue nationale de hockey. D’accord, le russe était un pion essentiel, mais de là à lui accorder une entente de douze millions sur deux ans à son âge, il ne faut pas exagérer non plus.

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Mikhail Sergachev aurait été le parfait remplaçant pour Andrei Markov et il nous le démontre actuellement sous le chandail du Lighting de Tampa Bay. On peut remettre en question cette transaction de Marc Bergevin, mais uniquement sur le long terme. Actuellement, le futur en défensive se nomme Victor Mete et si le jeune continue sur sa lancée, sa comparaison avec un certain Torrey Krug ne sera pas obsolète.

À coup sûr la non reconduction du contrat d’Andrei Markov a pris de cour Marc Bergevin et l’apport des Karl Alzner, David Schlemko et Joe Morrow n’a pas suffi à faire oublier le général.

Un message clair aux adversaires.

Depuis le début de la saison régulière, on a vu à plusieurs reprises les Canadiens de Montréal plier sous les assauts de ses adversaires et ne plus s’en relever. Le manque de concentration, de confiance et de réaction était parfois si flagrant que l’équipe faisait pitié à voir.

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Par le passé, le CH nous avait habitué à réagir et être ainsi capable de changer le « momentum » si important dans un sport comme le hockey sur glace. Une bonne mise en échec, une mêlée ou encore une bagarre sont les ingrédients à disposition pour revenir dans un match compliqué. En ce début de saison, les joueurs ont fait preuve à plus d’une reprise de frustrations alors qu’on aurait voulu les voir réagir en équipe.

Parfois ce sont ces petites choses qui font qu’un match de hockey bascule d’un côté ou de l’autre. Une bonne mise en échec comme les distribuait Alexei Emelin, des sacrifices comme le faisait si bien Brandon Prust ou déranger l’adversaire comme le fait si bien Brendan Gallagher. Des actes qui manquent cruellement à ce stade de la saison. Si les joueurs affirment qu’ils croient encore à une participation en séries, il faudra que chaque membres de l’équipe tirent à la même corde pour atteindre cet objectif déjà mis en péril. On verra bien la réaction et l’engagement des joueurs après une semaine de repos.

La relève.

L’organisation des Canadiens de Montréal pensait avoir tout mis en œuvre pour obtenir des succès en déménageant son club école du côté de Laval, mais les résultats sportifs de l’équipe se font encore attendre. En effet, le fait que le club école du tricolore se trouve à quelques kilomètres des installations du Centre Bell permet au staff technique d’avoir une meilleure approche sur la relève de la franchise.

CHC_1529.jpg(source : www.hockey30.com)

Cependant, il semblerait que le problème majeur dans la formation et le suivi de la relève ne soit pas dû à la distance qui séparait les deux clans. L’entraîneur Sylvain Lefebvre, à la tête du club école depuis plusieurs années connait peu de succès et la participation aux séries éliminatoires dans la ligue américaine est remise en question quasiment à chaque saison.

Nous sommes tous d’accord que la clé du succès dans l’évolution d’un jeune espoir passe par des résultats sportifs positifs et c’est bien cela qu’il manque cruellement actuellement. Marc Bergevin devra se remettre en question en ce qui concerne le plan à adopter concernant le Rocket de Laval et trouver un nouveau personnel capable d’inculquer la culture de la gagne aux joueurs évoluant dans la ligue américaine. On peut le dire, les jours de Sylvain Lefebvre sont comptés du côté de Laval, car la relève du CH passera toujours par son club école.

Beaucoup de rumeurs à propos d’une reconstruction.

En prenant la place de directeur général il y a six ans Marc Bergevin avait comme mission de bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures en séries éliminatoires et enfin ramener la coupe Stanley du côté de Montréal. Force est de constater que malgré quelques élans positifs sa nouvelle vision de l’organisation est un échec.

En effet, à l’heure actuelle le CH est loin des places qualificatives pour les séries éliminatoires et les dix prochains matchs nous en dirons plus sur les plans d’avenir de l’organisation. Dans le cas où les hommes de Claude Julien parvenait à se remettre dans la course aux séries éliminatoires, Marc Bergevin tentera d’améliorer son effectif comme il l’a fait par le passé avec quelques transactions mineures. Si l’organisation décide de jeter l’éponge pour cette saison elle obtiendra à coup sûr un des dix premiers choix lors du prochain repêchage et risque de sacrifier des éléments à la date limite des transactions afin de rebâtir l’avenir.

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On entend beaucoup parler d’une éventuelle transaction impliquant le capitaine Max Pacioretty, mais s’était également le cas pour Alex Galchenyuk en début de saison et pour Carey Price lorsque ce dernier n’était pas à son meilleur niveau. Une chose est sûre, en connaissant la philosophie du directeur général, il ne bradera pas ses meilleurs éléments pour des queues de pommes.

Pour conclure, je trouve incroyable que le nom de John Tavares se retrouve continuellement sur les lèvres des partisans et à la une des réseaux sociaux. En effet, les Islanders, eux, ont réussi à bâtir une équipe aspirante aux séries éliminatoires et cela autour de leur joueur de centre. Il serait donc très étonnent que le canadien change d’adresse à la fin de la saison pour rejoindre une organisation qui ne sait pas de quoi sera fait son avenir. Les temps sont durs du côté du tricolore et on espère que le vent tournera assez rapidement car l’organisation, pour son histoire et ses partisans méritent beaucoup mieux.

 

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