CHRIS MCSORLEY SE DOIT DE REPRENDRE EN MAINS LE GENÈVE-SERVETTE

Tout un investissement.

Chris McSorley n’a pas la même carrière que son frère Marty en tant que joueur de hockey mais dès son plus jeune âge il s’est investi considérablement pour devenir entraîneur professionnel. À l’âge de 27 ans il effectue ses débuts professionnels comme entraîneur en chef dans la East Coast Hockey League.

img_3465(source : www.swisshabs.ch)

Tout de suite reconnu comme coach à succès, il remporte deux titres de champion d’affilés avec l’équipe du Toledo Storm. Après une pige dans la IHL, il rejoint l’Europe et le championnat de Grande-Bretagne. En 2001 il repéré par les repreneurs du Genève-Servette HC et rejoint le championnat suisse de ligue nationale B. En effet le groupe américain Anschutz, repreneur du club, donne les pleins pouvoirs au nouveau venu et le nomme directeur général et entraîneur du HC Genève-Servette.

Ascension en LNA.

À l’aube de la saison 2001-2002, avec un budget de près de sept millions de francs suisses, le club grenat s’est donné l’objectif de monter en ligue nationale A. Chris McSorley atteint l’objectif dès son arrivée à la barre du navire genevois.

(source : www.rts.ch)

Il est clair qu’avec un effectif formé d’anciennes gloires de la ligue nationale A comme Philippe Bozon, Gaëtan Voisard ou Igor Fedulov pour ne citer qu’eux, le Genève-Servette HC et son coach canadien mènent la vie dure à leurs adversaires de ligue nationale B. Les genevois dominent les débats et le coaching de Chris McSorley est une véritable révolution dans le hockey suisse. Connu pour ses coups de gueule envers les officiels ou la dureté de son coaching, l’ontarien ne tarde pas à se faire un nom dans le monde du hockey suisse.

 (source : www.laliberte.ch)

Champion de ligue nationale B, Genève-Servette atteint la LNA en battant le HC Coire en finale d’ascension. Il aura fallu quatre petits matchs aux hommes de McSorley pour accéder à l’élite du hockey suisse.

Une vrai révolution dans le hockey suisse.

L’entraîneur canadien véritable pile électrique derrière son banc en a étonné plus d’un tout au long de ses années passées à diriger le club grenat avec ses coups de poker gagants. Capable de tirer un maximum de son effectif, le style de jeu nord-américain présenté à la patinoire des vernets a mis dans l’embarras bon nombre d’adversaires.

En 2003, l’entraîneur et directeur général rachète le club et devient ainsi l’actionnaire majoritaire. En permanence actif sur le marché des joueurs autonomes, il crée petit à petit une véritable machine à gagner. La venue de joueur tel que Goran Bezina ou Kevin Romy sont les preuves du talent de négociateur du canadien. En amenant ce style de business à la nord-américaine il a à plusieurs reprises mené la vie dure à ses confrères. Chris McSorley, malgré ses coups de gueule, est un des grands artisans de l’évolution du hockey moderne en Suisse.

Aspirant aux grands honneurs.

(source : www.swisshabs.ch)

Véritable gourou dans l’antre des Vernets l’ontarien rencontre ses plus grands succès lors des saisons 2007-2008 et 2009-2010 où il accède avec son équipe à la finale des play-offs sans pour autant remporter le titre. Avec ces finales perdues face aux grandes écuries que sont les ZSC Lions et le CP Berne , le club genevois prend une ampleur inattendue en ville de Genève et dans le canton. Toute une région se rallie derrière cette équipe et une nouvelle dimension s’installe du côté du Genève-Servette HC. À ne pas oublier la belle victoire en finale de la coupe Spengler qui a permis au club de se mettre en vitrine au niveau international.

Devenu indésirable.

En revendant la totalité de ses actions à Hugh Quennec Chris McSorley a peut-être fait la plus grande erreur de sa carrière. Malgré une prolongation de contrat sur une longue durée le coach se retrouve dans une drôle de posture à l’aube de la saison 2016-2017. En effet l’ontarien aborde sa 16ème saison à la tête du club en se voyant imposer une sorte de tutelle des repreneurs canadiens.

Loin de se laisser dicter la marche à suivre, le Monsieur hockey genevois qui jouit d’un aura dans toute la région n’est pas prêt à rendre des comptes. Avec une élimination précoce en quarts de finales Chris McSorley était bien loin d’imaginer qu’il serait mis de côté dans le coaching de l’équipe pour la saison prochaine.

Une situation inacceptable.

Chris McSorley dans les bureaux comme manager du club, c’est l’entraîneur Craig Woodcroft qui reprend les rênes de l’équipe avec les résultats que l’on connait. En pleine bataille pour une place en play-offs à mi- championnat le club genevois fait actuellement face à une situation bien désagréable. L’annonce d’éventuels problèmes économiques et la question de la nouvelle aréna sont au centre des discussions ces derniers jours.

(source : www.rts.ch)

En effet, on apprend que les promesses tenues de la part des investisseurs sont au point mort et que toute l’économie du club est remise en question. En plus de cela le président du club et actionnaire majoritaire Hugh Quennec n’a pas été transparent dans ses dernières déclarations ce qu’il laisse l’avenir du club dans l’incertain. Le club a bien établit un communiqué afin de rassurer ses partisans et amoindrir les révélations des médias, mais la mise sur le marché de certains joueurs ne fait qu’attiser la machine à rumeurs.

Chris McSorley doit en devenir malade lui qui a tout mis en œuvre pour bâtir le Genève-Servette HC et apporter ce club dans les sommets de l’actuelle National League. On ne s’attardera pas sur les affaires douteuses en coulisses puisque la transparence semble ne pas être de rigueur, mais comme amoureux du hockey sur glace l’ontarien doit connaître des moments douloureux.

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