La descente aux enfers des Canadiens de Montréal (première partie)

La dernière Coupe Stanley du CH.

Suite à une série d’échecs sous les ordres de Pat Burns au cours des dernières années les Canadiens de Montréal décident de s’en remettre à un nouvel entraîneur. En effet, le directeur général d’en temps, Serge Savard décide de donner les rênes de l’équipe au québécois Jacques Demers. Afin de donner tous les outils en main à son nouvel entraîneur, le DG de l’époque effectue une transaction majeure en faisant l’acquisition de Vincent Damphousse en retour de Shayne Corson et deux autres joueurs, ainsi qu’une acquisition de qualité en s’assurant les services de Brian Bellows. Après une saison régulière que l’on peut qualifier de moyenne, le CH participe finalement aux séries éliminatoires.

676377-extraordinaire-printemps-canadien-20-ans.jpg(source:lapresse.ca)

En éliminant l’ennemi juré que sont les Nordiques de Québec en quart de finale, la bande à Jacques Demers motivée comme jamais se rendra jusqu’en finale de la coupe Stanley contre les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky. L’épilogue de cette finale rime avec dernier succès pour les Canadiens de Montréal. Et oui, cela fait maintenant 24 ans que les partisans attendent le retour du trophée du côté de la Sainte-Flanelle.

A l’époque, la formation du CH, emmené par un Patrick Roy à son plus haut niveau, son capitaine Guy Carbonneau, des joueurs comme Damphousse, Muller et Bellows pour faire la différence offensivement et tout un effectif en défensive avec Eric Desjardins, Mathieu Schneider et Patrice Brisebois pour ne citer qu’eux, avait tout en main pour aspirer aux grands honneurs.

Tout un joueur au repêchage de 1993.

Suite aux festivités de la coupe Stanley, Serge Savard et sa bande de recruteurs allaient réaliser un grand coup au repêchage de l’année 1993. En appelant le nom de Saku Koivu en 21ème position, le directeur général n’imaginait pas encore sur quel joyau il avait mis la main. On le sait, par la suite, le finlandais occupera les fonctions de capitaine du bleu, blanc, rouge et on sait comme la personne est respectée par tous les partisans du CH par son attitude, son combat contre le cancer et ses performances sur la glace.

image(source:rds.ca)

Première erreur de Serge Savard.

Après une saison 1993-1994 plus que décevante pour le CH et ses partisans, Serge Savard allait faire sa première erreur de jugement en transigeant son défenseur Eric Desjardins, les attaquants John LeClair et Gilbert Dionne aux Flyers de Philadelphie en retour de l’attaquant Mark Recchi(et un choix de 3ème ronde) lors de la saison 1994-1995.

971917-eric-desjardins-celebrant-but-uniforme(source:lapresse.ca)

En plus de cela, il ne trouve pas indispensable de resigner son capitaine Guy Carbonneau, si important dans la conquête de la dernière Stanley. Ce dernier s’en ira du côté de St-Louis et par la suite rejoindra les Stars de Dallas avec lesquels il remportera sa troisième coupe Stanley

43734365982e31bba9070a8185f171d1(source:yahoosports.com)

Pourquoi l’acquisition d’un joueur tel que Mark Recchi peut être considéré comme une erreur me direz-vous. Le fait que le CH est perdu en défense un de ses leaders en Eric Desjardins n’a pas aidé l’équipe que cela soit sur le court ou le long terme. Les Canadiens de Montréal perdait plus qu’un simple défenseur, il perdait l’identité de sa défensive avec ce joueur québécois et surtout un leadership apprécié de ses coéquipiers.

L’histoire nous la prouvé, puisque l’ailier américain s’en est retourné du côté des Flyers en 1999 dans une transaction impliquant Dainius Zubrus.

Pas beaucoup de relève en vue pour le Canadien.

Jusqu’au début de l’année 1995, on remarque notamment que lors des derniers repêchages, le CH fait à chaque fois choux blanc en première ronde et qu’à part José Theodore en 1994 (2ème ronde) et Stéphane Robidas en 1995 (7ème ronde) aucun joueur sélectionné ne parvient à s’imposer dans le circuit Bettman. Le CH se retrouve donc dans l’obligation d’utiliser les transactions comme solution afin d’assurer son futur. Il est grand temps pour la franchise de s’améliorer au niveau du scouting afin de dénicher les futurs joueurs qui seront l’avenir de la franchise. Sans relève, la coupe Stanley est encore bien loin.

Canadiens v Oilers(source:montrealgazette.com)

Coup de tonnerre sur la Sainte-Flanelle.

Début de saison 1995-1996 avec comme nouveau directeur général Réjean Houle. Jacques Demers se verra remercier durant la saison et c’est Mario Tremblay, ancienne gloire des Canadiens de Montréal qui reprend la direction de l’équipe.

Lors d’une partie qui se déroule le 2 décembre, le Canadien subit un échec cuisant de 11 à 1 aux mains des Red Wings de Détroit. Fait plutôt étonnant, l’entraîneur Mario Tremblay attend le neuvième but des Wings avant de retirer son gardien Patrick Roy de la joute. De retour au banc, celui-ci exprime son mécontentement au président de l’équipe, Ronald Corey, à qui il aurait dit : «C’est mon dernier match à Montréal.» L’affaire atteint de nouvelles proportions alors que le directeur gérant Réjean Houle décide de suspendre Roy pour son geste, une décision qui précède de peu l’échange qui enverra le vétéran gardien de but au Colorado en compagnie du capitaine Mike Keane le 6 décembre 1995.

On sait tous ce que le numéro 33 a accompli par la suite avec l’Avalanche du Colorado, mais cet épisode à bien plus de conséquences sur la franchise que l’on ne le pense. De grands problèmes sont en vue pour les Canadiens de Montréal.

A suivre….

 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ah ouin je savais pas que Mario Lemieux avait jouer et coacher le CH 😛

    1. spirax00 dit :

      Arrête je viens de voir !!! Quel con Tremblay il a rien de Lemieux en plus… merci pour la remarque c’est corrigé

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